Saturday, September 29, 2018

MO ENN FOU OMILIE BANN BON LESPRI

Mo enn fou omilie bann bon lespri
Mwan ki zis anvi viv sap dan sa trazedi
Mo leker mo lintelizans toultan azite
Sel dezir mo enan se epanwi ek ekziste

Aswa kouman lizour mo tann bann lavwa
Melodi melankolik mo ser ek fre ki san drwa
Seki kapav ed zot laport reste fermin
Zot dir ki sakenn kondanin dan so destin

Parfwa mo gagn bann drol alisinasion
Mo trouv enn lemond meyer dan enn vizion
Dan mo rev tou manb bann fami viv desaman
Leker imin reaprann kouman exprim lemerveyman

Detanzan enn sante mistik fer mo lespri planin
Dan enn vwayaz astral mo trouv to lasenn inn kase
Ver selwi ki pe soufer touzour kikenn tal so lamin
Anfin limonite pou kapav avanse dan lakorite

Mo enn fou omilie bann bon lespri
Silvouple appel enn sikolog konpetan
Mo anvi vinn normal ek profit mo lavi
Tou afekte mo panse kouman mo konportman

Seki mo dir li bizar toultan mo pe koz lamour
Mo kontign persi krwar ki imin la pou li ere
Tro souvan mo trouv mwan pe sant enn drol diskour
Parfwa mo enan linpresion dan enn dezer pe kriye

Depi mo tipti enn lesperans etranz gard mwan an mouvman
Mo pa konnin kifer mo anvi sak dimounn al de lavan
Kisennla pou kapav sap mwan dan sa patolozi
Mo krwar mo enn fou omilie bann bon lespri


Le Désespéré (1843-45), Autoportrait, Gustave Courbet
Le Désespéré (1843-45) Gustave Courbet

Monday, September 24, 2018

JE POSTE DONC JE SUIS


Je poste donc j’existe,
J’édite comme je respire.
Je fais signe et je persiste,
C’est cela mon seul plaisir.

Chaque événement vécu est filmé, capturé,
J’ai l’impression d’être dans un aquarium transparent.
Avant de manger, l’assiette est photographiée,
Dans ce décorum, je ne suis que mon propre figurant.

L’être est devenu pour moi le paraître,
Le monde entier me regarde d’une fenêtre.
Mes sources d’énergie sont mes quelques ‘j’aime’,
Quand il n’y en a pas, pour moi, c’est un réel problème.

Faire grimper le nombre de contacts, c’est mon grand combat,
Je ne me tracasse pas du fleuve qui change à chaque fois !
Aujourd’hui, ma réalité est noyée par le virtuel,
Je panique si mon téléphone manque à l’appel.

Ô non, je l’ai encore perdu.
Où est passé mon précieux portable ?
Vous l’avez surement vu !
Est-il sur le lit ou sous la table ?

Je m’ennuie, je quête une conversation,
Le silence ne me cause qu’angoisse et frustrations.
Communiquer est pour moi de prime nécessité,
Ce n’est pas grave si j’ignore ceux de mon foyer.

Pourtant, comme une bougie, ma vie se consume,
La technologie chaque jour me consomme.
Une petite voix au fond me dit : « Ose ta vie, Résiste ! »
Jusqu’à preuve du contraire, je poste donc j’existe !


blue metal door shutter
Photo by Franck V. on Unsplash

Friday, September 21, 2018

NOUS SOMMES BONS

L’être humain est bon,
Cependant, souvent il oublie qu’il l’est.
En lui cohabitent des loups en tension,
Il peut alors dire non à ce qu’il est.

Chacun parmi nous aspire au bonheur,
Nous naissons pour cela avec un cœur immaculé.
Une graine d’amour dans l’univers,
Notre essence a la pureté du lait.

Qu’y a-t-il de plus beau qu’un petit enfant ?
Regardez-le, il est tout charmant, tout mignon.
C’est lui qui fait la joie de la maison,
Devant une telle merveille abonde le contentement.

De ses sens, le petit d’homme apprend,
Il se  laisse façonner par son environnement.
Petit à petit, il s’oriente librement vers un sens,
Avoir des gens qui l’aiment est une grande chance.

Nous pouvons alors marcher jusqu’à notre pleine réalisation,
Prendre mesure que le sommet de la liberté, c’est le don.
Tant de nos devanciers ont offert leurs vies en cadeau,
Ces humains sans titres ni désir d’être des héros.

D’où viennent alors nos plus  grands maux ?
Ceux qu’on inflige par nos poings et nos mots !
Est-ce de notre nature radicalement blessée ?
De nos profondeurs jaillissent venins et bontés.

Deux chemins s’offrent à tout humain,
Celui de subir ou d’être artisan de son destin.
Le choix raisonnable, c’est d’enlacer ce qui est grâce,
Dans le merveilleux dessein d’amour prendre notre place.


 (c) Tous droits réservés 

baby clinging on back

Wednesday, September 5, 2018

HOMO MODERNUS

C’est l’humain de tous les contrastes,
Capable du plus grand bien et du mal radical.
Il jongle entre le plaisir bestial et une vie chaste,
Passe de l’imbécilité à une version géniale.

Philanthrope, il est présent sur tous les fronts,
Apportant réconfort à ceux qui souffrent.
Ayant connu la désolation, il se fait consolation,
Généreusement, une main tendue vers le gouffre.

Dans certains domaines, il est complètement immoral,
Il utilise son semblable comme un vulgaire objet.
Sur tous les toits, il crie avec arrogance que c’est légal,
Sans pitié, il foule aux pieds le faible et sa dignité.

Il sait donner sans rien attendre en retour,
Militant pour qu’advienne les beaux jours.
Avec largesse, il quitte ses zones de confort,
Pour accueillir l’autre, il multiplie ses efforts.

Plus il possède, plus il en exige,
Il vole la canne de l’aveugle pour se satisfaire.
Sa richesse ressemble à l’eau du déluge,
Sans hésiter, il sème souffrances et malheurs.

C’est une personne sans frontières,
Elle sait offrit sont temps et son sourire.
Dans la discrétion, elle œuvre pour la paix,
Sur toute la terre rayonne ainsi la fraternité.

Étant à la fois ombre et lumière,
C’est un être ô combien insaisissable.
Il donne à voir des vertes et des pas mûres,
L’homo modernus est bien un inclassable.


Photo by karl S on Unsplash


Monday, August 27, 2018

M'OUBLIERAS-TU?


Quand auront cessés tous tes ennuis,
Lorsque tu auras enfin trouvé l’harmonie ?
Quand tu pourras voler de tes propres ailes,
Lorsque tu carbureras d’enthousiasme et de zèle ?

Quand tu n’auras plus besoin de mes épaules,
Lorsque dans ta vie, tu auras le plus beau rôle ?
Quand tes blessures se seront totalement cicatrisées,
Lorsque tes démons ne seront qu’affaires classées ?

Penseras-tu à l’ami que j’ai été ?
Comment dans les tumultes, nous avons été soudés ?
À tout moment, tu pouvais compter sur mes bras,
Mon oreille attentive écoutait tes peurs et tes choix.

Sans avoir toutes les réponses à tes questions,
Mon cœur t’offrait sa vitalité et ses moindres pulsations.
C’est un devoir de t’aider à porter ta croix,
Être auprès de toi dans tes rixes et tes combats.

Après les cyclones, reviendras-tu encore vers moi ?
Ne serait-ce que pour partager ton sourire et tes joies.
Me partager comment tu as réalisés tes rêves,
Ou encore comment dans la galette, tu as trouvé la fève.

Peut-être que c’est à moi de ne pas m’attacher,
Ne pas donner première valeur à cette amitié ?
Accepter qu’aimer c’est faire grandir,
Contribuer à l’épanouissement et laisser partir !

Même si tout notre chemin n’est qu’un mirage,
S’il n’est que l’histoire d’un moment, notre compagnonnage.
Saches que moi je penserai toujours à toi,
Car désormais je t’aime et tu comptes pour moi.

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Source image: http://www.canalvie.com



Saturday, August 18, 2018

BOUEE DE SECOURS

Mesdames et messieurs, où allez-vous?
Nous allons là où l'on voudra bien de nous!
Pourquoi avez-vous quitté votre terre?
A cause de la famine, de la mort et des guerres.

Donc vous fuyez loin de ces réalités infernales?
Oui, nous étions fatigués de subir le mal radical.
Croyez-vous que l'avenir sera plus juste et meilleur?
 Pour l'instant notre présent, c'est ce navire.

 Racontez-moi, comment-êtes vous arrivés dessus?
Tout à commencer par le désir de fuire pour vivre.
Mais aujourd'hui, vous ne pouvez que survivre?
Nos vies n'appartiennent qu'à maintenant et à l'imprévu!

Votre sort chez nous est si dramatique et si triste!
Comment osez-vous dire cela, n'avons pas droit d'existence?
Desolé, votre statut est indéfini, nous on voyage en touristes,
Notre seule bouée, n'est-elle pas l'espérance?

 Dites-moi, notre sort que vous inspire-t-il?
 Je vous admire au fond, cette lutte dans le crépuscule.
 Pensez-vous que vos compatriotes nous ouvriront les bras?
Non seulement, je le pense mais je le crois!

Mais vos dirigeants demeurent dans leurs atermoiements?
Pendant s'agitent les grands, agissent les petites gens.
 Et vous, êtes-vous de ces humains de bonne volonté?
Ma plume chers soeurs et frères est à vos côtés.

 S'ouvrira-t-il pour nous l'un de vos port d'accueil?
 Non pas un seul mais plusieurs, les coeurs se réveillent.
Qu'avez-vous à dire à ceux qui oserons être vos bienfaiteurs?
Nous leur disons merci, ensemble construisons un monde meilleur!

Tuesday, August 14, 2018

L'ÉPHÉMÈRE


Je suis sorti du cocon ce matin,
Déjà mes heures sont comptées.
La mort s’est déjà mise en chemin,
Le temps de transmettre le souffle, je partirai.

Pas une seconde à perdre, je m’élance,
La vie est belle, c’est une magnifique danse.
Je plane audacieusement sur les ailes du vent,
Profitant à pleine bouche de chaque moment.

D’une branche, j’admire la nature,
Les fleurs, l’eau qui coule et les fruits murs.
Devant cette profusion, c’est l’émerveillement,
L’air frais vient oxygéner mes poumons.

Vite, il faut que je passe ma lumière,
Donner tout ce que j’ai reçu.
La voilà qui vient ma partenaire,
Elle s’avance m’ayant aussi vu.

C’est la rencontre de toute une vie, 
Le don vécu sans raisons ni conditions.
Tout est gratuité, folie et fantaisie,
Des gestes vrais, beaux et bons.

Ensuite notre ultime vol continu,
Notre exploration du monde se poursuit.
Dans l’amour, la paix et la communion,
Le « nous » triomphe, la flopée s’avance à l’unisson.

Vient le soir, l’heure  du départ,
Après tant de grâce dire au revoir !
Sans regrets ni culpabilités au cœur,
Ainsi se jette dans l’infini un éphémère.
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(c) Danse source: https://www.pinterest.fr/pin/31032684911481345/
Pour découvrir les insectes nommés les éphémères: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ephemeroptera